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Le 15 mai 1967, le Che notait dans son journal : « Au début de la marche, j'ai été pris d'une forte colique, accompagnée de vomissements et de diarrhée. On l'a arrêtée avec du démérol (drogue analgésique narcotique de la famille des opiacés) et j'ai perdu la notion de tout tandis qu'on me portait dans un hamac ; quand je me suis réveillé, je me suis senti soulagé, mais j'avais fait sous moi comme un nourrisson. On m'a prêté un pantalon. Mais sans eau, je puais la merde à une lieue. »
A la fin du mois de juin 1967, en territoire bolivien où il comptait étendre la Révolution, le Che avait été atteint par une succession de crises d'asthme de plus en plus répétée et sévères. Il ne disposait presque plus de médicaments. Les nuits, il ne parvenait plus à dormir à causé de ces sensations angoissantes de ne plus pouvoir respirer et il restait, là, appuyé contre un arbre afin de garder la poitrine haute. La deuxième semaine de juillet, le Che était en crise d'asthme permanente. Il s'était fait plusieurs piqûres pour pouvoir continuer et, finalement, avait utilisé une solution d'adrénaline au 1/900.
Auteur :
Pierrejean, Daniel (1950-....)
Roche-Alexandre, Michèle (1946-....)
Date de parution : 07/01/2010
Éditeur : Edilivre
Collection : Coup de coeur
Classification : Politique
(France Métropolitaine)
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